Et toi comment tu fais ?

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Et toi comment tu fais pour ne pas craquer? Comment tu t’économises?

Aujourd’hui la maman de la fameuse Charlie Spaghetti dont je vous recommande le blog ( ici ) m’a posée ces questions, faisant suite à mon article d’hier Et toi tu fait quoi dans la vie?
Je t’avoue que ces questions bcp de personnes me les posent et je répond toujours je fait avec c’est tout. Mais encore me diras-tu? Qu’est ce qui fait que malgré ces foutues montagnes à gravir je continue d’avancer, de m’entêter à ne rien lâcher, et à vouloir les gravir même si elles paraissent parfois insurmontables? Qu’est ce qui fait que je ne craque pas ? Avant tout nous ne sommes pas tous égaux quand à la manière d’appréhender les choses, certains craqueront sur une épreuve que la vie leur donnera là où d’autres y puiserons des forces et continuerons d’avancer. Je ne suis pas quelqu’un qui se projette dans l’avenir comme certains le font en se disant à telle moment de ma vie je veux que ce soit comme ci ou comme ça, je vis l’instant présent et c’est déjà bien suffisant! Je ne suis pas non plus du genre à être pessimiste  je pense qu’arrivera ce qui doit arriver, à nous de nous adapter à ce que la vie nous apporte et d’y tracer notre route.

Comme pour tous il y a des jours sans et des jours avec… Mais les jours sans  n’ont pas leur place dans mon monde car je me dis pourquoi ruminer sur quelque chose pendant des heures et des heures ou des jours entiers, ça ne sert à rien, ça ne fais pas avancer le schmilblick , autant dépenser son énergie autrement qu’en s’apitoyant sur son sort ça ne changera pas les choses. Si je passais mes journées à pleurer ou à ruminer sur ce que la vie m’a donné et oh combien c’est injuste est-ce que ça changerai les choses? Non, alors je préfère apprivoiser ces difficultés et apprendre à vivre avec plutôt que les laisser me dicter ma vie. Je suis une éternelle optimiste, qui se dit  que de toute façon il y a toujours pire…

Dans mon cas ce n’est pas  » ne pas craquer » que j’écholalise mais plutôt « zen, zen, zen rester zen, zen, zen en toute circonstance » que je me répète… Petit à petit tu apprend à trouver des moments aussi furtif soient-ils pour toi, parce que c’est une nécessité…  Les seuls moments de « répits » que j’ai sont ceux où les enfants sont à l’école ou la nuit quand ils sont enfin endormis, à ces moments là je m’évade de cette vie qu’est la mienne en lisant, écrivant, dessinant ou encore en faisant du scrapbooking ou de la photo, en regardant des séries en anglais, bref rien de trépident mais ces moments là sont les miens ils sont la soupape qui me permet de m’évader de mon quotidien… Je commence  aussi  m’investir dans des associations, m’investir selon ce qui m’est possible de faire, pour ma part c’est principalement en conseillant/aidant les parents d’enfants extraordinaires et en sensibilisant les gens à l’autisme et aux déficits immunitaires. Je m’investis aussi à l’école de mon trio, en étant maman déléguée, en allant quand je le peux les aider aux ateliers artistique qu’ils font, tous ces moments là sont des apartés. Quand je le peux je passe une soirée entre copines, ça me permet de penser un peu rien qu’à moi ,car on a le droit de ne penser qu’à nous aussi parfois, d’oublier le quotidien et de me ressourcer, ce sont des moments très rare mais on les apprécie d’autant plus..

En fait, il s’agit simplement de trouver  un « équilibre » entre les différents rôles de ta vie… Quand ton enfant doit faire face à une maladie ou un handicap, tu es avant toute chose une maman avec plusieurs casquettes et une maman fait tout pour ses enfants alors pour moi ça n’est pas du courage c’est normal… Nous ne réagissons pas tous de la même manière aux épreuves que la vie nous porte, j’ai eu pas mal d’épreuves difficiles à traverser dans la mienne et je dis souvent qu’aucune montagne n’est insurmontable il faut apprendre à trouver le chemin qui permettra de la gravir… Je suis de nature optimiste et je trouve tjs le moyen de trouver du positif malgré toutes les difficultés rencontrées, il m’arrive même d’en rire car pour moi la vie vaux la peine d’être vécue je me dis tjs qu’il y a toujours pire… C’est ma philosophie de vie… Ma grand mère me dis très souvent que j’ai un stock de patience et de courage inépuisable, que bien des gens n’aurait pas réussi à surmonter toutes les épreuves que la vie m’a donné,je ne pense pas, je pense que chacun réagit selon son expérience, probablement que mon caractère/ma personnalité font que je prend les choses avec philosophie et que je continue d’avancer sans me poser trop de questions, faut-il pour autant y voir de l’insouciance? Non, car j’ai bien conscience des difficultés que nous avons et celles que nous pourrons être amenées à rencontrer mais je relativise, à quoi bon s’inquiéter de ce que sera demain quand aujourd’hui n’est pas fini?

Bien évidemment il m’arrive aussi de craquer, je ne suis pas un robot dénué d’affect, il m’arrive de pleurer, il y a des moments où moi aussi j’en ai ras le bol de tout, des moments où j’ai envie de tout envoyer en l’air, des moments où j’ai envie de hurler pourquoi??? des moments où j’ai envie de me retrouver seule sur une île déserte, des moments où je boufferai le premier venu qui me prendra la tête parce qu’au bout d’un moment ça +ça+ça+ça ça commence à faire beaucoup pour ta petite personne…

Puis dans ces moments là je m’arrête je regarde le chemin parcouru et je me dis qu’aussi difficile soit la route ça en valait la peine, ça en vaux la peine… J’ai choisi de  sourire à la vie 😉 voilà c’est tout simplement ça que je fais. Je prend la vie comme elle vient et je m’adapte avec une bonne dose de courage, une bonne dose de patience, une bonne dose de zénitude et une bonne dose de « je croque la vie à pleine dents »! .

C.

2 réflexions sur “Et toi comment tu fais ?

  1. quand ça fait trop mal, je respire un grand coup et je me dis « on se sent vivre » ! La vie ça pique, ça gratte, ça fait saigner, ça fait pleurer… ça fait rire, ça fait s’émerveiller, ça fait découvrir. Et puis, regarder les gens dans la rue, imaginer leur vie, voir leurs sourires, regarder mes orchidées bourgeonner, une coccinelle sur la fenêtre, des petites choses, toutes petites choses qui nous donnent parfois une force pour gravir des montagnes.

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